*Je marchais, seule, vite. Je pensais. J'étais seule, dans le froid, dans la nuit. Dans cette nuit, avec ce ciel bleu, presque noir. Ce ciel quasiment vide. Mise à part cette lune, il n'y avait rien. Pas une étoile, pas un nuage. Rien. Et cette lune, si petite et difforme. Elle n'était même pas pleine, même pas ronde. Je marchais. Je les avais semés. Encore. Pourtant, j'allais bien. Je crois. Mais je voulais tracer. Alors j'ai tracé. Je marchais. Mais pourqwa je voulais tracer ? A qwa pensais-je ? Je ne sais même pas mwa-même...
Y a des moments comme ça où j'ai envie de marcher. Marcher tout droit. Tracer. Tracer sans trop savoir où je vais. Tracer en oubliant tout. Sans me préoccuper de se qui se passe autour de mwa. Juste avancer, sans savoir pourqwa. Je marche. Vite. J'oublie les gens autour de mwa, je les sème. Je m'enferme dans un autre monde. Tout petit. Une bulle. Pendant ces quelques instants où j'avance. Je ne sais pas pourqwa je fais ça. Ca m'arrive souvent. Ca me prend comme ça. C'est comme si je me trouvais un moyen de tout quitter. Rien que quelques instants. Un moyen d'oublier ce monde pourri. Cette vie de merde. Un moyen de pouvoir m'évader. Rien que quelques instants. Je ne sais pas trop ce que je fais pendant ce temps. J'écoute de la musique, histoire de m'enfermer encore un peu plus. Puis je réfléchis. Je pense. Pourtant, c'est dans les moments où je vais le mieux que je fais ça, je crois. Des moment où rien ne va pas. Où tout tourne très. Où rien ne me fait chier. Mais pourtant je marche. Je marche tout droit. Je trace. Je quitte tout.